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PAYS DE RÉSIDENCE DE L'ARTISTE
(EN FRANÇAIS SEULEMENT)
CONCLUSION DES DONNÉES
2001 LINGUISTIQUE AU BAS DE CETTE PAGE (par province)
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Capitale:
Ottawa |
Le recensement de 2001 (Statistique Canada) établit la population du Canada à 29,6 millions d'habitants; en 1997, on estimait que la population canadienne atteindrait les 30,2 millions d’habitants. Il semble que la population du pays soit restée relativement stable depuis une décennie. Les citoyens du Canada ne sont pas également répartis à la grandeur du pays (voir la carte du Canada), certaines provinces étant plus populeuses que d'autres.
En effet, le tableau 1 fait état de la population du Canada, par province. On constate que l’Ontario est la province plus populeuse avec 38,8 % de la population canadienne, suivie du Québec (24,0 %) et de la Colombie-Britannique (13,0 %), puis de l’Alberta (9,9 %), du Manitoba (3,7 %) et de la Saskatchewan (3,2 %). Chacune des autres provinces compte moins d’un million d’habitants et l’Île-du-Prince-Édouard ne comptait en 2001 que 133 385 citoyens. Quant aux trois territoires fédéraux, on dénombre moins de 100 000 personnes au total.
Sur 29,6 millions de Canadiens (en 2001), on compte 17,5 millions de citoyens dont la langue maternelle est l'anglais, 6,7 millions dont la langue maternelle est le français et 5,2 millions dont la langue maternelle n'est ni l'anglais ni le français.
Les anglophones constituent donc le groupe majoritaire avec 59,3 % de la population. Leur situation s'avère d'autant plus confortable qu'ils forment avec 86 % des Américains la majorité linguistique du continent.
Quant aux francophones, ils constituent la minorité linguistique la plus importante du Canada avec 22,7 % de la population. Bien qu'ils représentent le quart de la population du pays, ils ne forment que 2 % de celle de toute l'Amérique du Nord. Enfin, les peuples autochtones et les communautés immigrantes, pour leur part, représentent 17,6 % des locuteurs parlant une autre langue.
Ainsi, avec près de 60 % d'anglophones, le Canada est un pays à prédominance anglaise. Pour ce qui est des autochtones au Canada, la plupart d'entre eux parlent encore l'une des nombreuses langues amérindiennes du pays.
La prédominance anglaise devient encore plus évidente lorsqu'on analyse la répartition de la population selon la langue maternelle par province (voir le tableau 2).
On constate que les provinces de Terre-Neuve, de l'Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse sont à plus de 90 % anglophones; que toutes les autres provinces, à l'exception du Québec, du Nouveau-Brunswick et des Territoires du Nord-Ouest, le sont à plus de 70 %. Au Nouveau-Brunswick, les anglophones ne sont majoritaires que dans une proportion de 64,7 %. Bref, les anglophones sont partout majoritaires, sauf au Québec où ils ne représentent que 8,0 % de la population et au Nunavut (27,6 %).
Bien que les francophones soient présents dans toutes les provinces du Canada, ils sont très inégalement répartis. Par exemple, ils ne constituent que 0,4 % de la population de la province de Terre-Neuve, 2,0 % en Alberta, 4,1 % au Manitoba, 32,9 % au Nouveau-Brunswick, mais 81,2 % au Québec. On constate que les francophones du Canada sont concentrés principalement dans trois provinces limitrophes: le Québec, le Nouveau-Brunswick et l’Ontario. En effet, les francophones de ces trois provinces, soit 6,5 millions de locuteurs) représentent 96,6 % de tous les francophones du Canada. Cela signifie que le Québec, à lui seul, compte pour 85,8 % des francophones; l’Ontario, 7,3 %; le Nouveau-Brunswick, 3,5 % (voir le tableau 2).
Si les trois provinces du Nouveau-Brunswick, de l'Ontario et du Québec comptent pour 96,6 % de tous les francophones du pays, cela signifie que la proportion de ceux-ci dans l'ensemble des sept autres provinces et des deux territoires est extrêmement faible. En effet, ces francophones ne représentent que 3,4 % de leur groupe linguistique au pays. Bref, la distribution linguistique des francophones hors du Québec, du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario est extrêmement faible. Il faudrait même parler de dispersion linguistique.
De fait, la situation des minorités francophones hors Québec est extrêmement précaire: peu nombreuses, dispersées sur un immense territoire, exclues des pouvoirs politiques (sauf au Nouveau-Brunswick) et économiques, ces minorités constituent une présence bien plus symbolique (sauf en Ontario et au Nouveau-Brunswick) que réelle. D’ailleurs, elles doivent résister à une assimilation galopante causée principalement par la dispersion géographique, l'immigration anglophone, les mariages mixtes et une situation socio-économique parfois anémique.
Cette troisième catégorie de locuteurs regroupant ceux qui ne parlent ni l’anglais ni le français comme langue maternelle est appelée allophone.
L’un des problèmes de cette appellation vient du fait qu’elle ne distingue pas les autochtones (les Premières Nations) des immigrants. D’ailleurs, il s’agit là l’une des récriminations les plus décriées par les représentants des Premières Nations qui n’acceptent pas que leurs peuples fassent partie des immigrants ou des allophones.
5.1 Les autochtones
On compte près de 800 000 autochtones au Canada, soit moins de 3 % de la population totale du pays. Lorsqu'on consulte le tableau 3 (Population autochtone du Canada,1998), on constate que les communautés les plus importantes sont concentrées dans l'Ouest (Colombie-Britannique: 139 655) et les provinces du centre, notamment en Ontario (141 525), au Manitoba (128 685), en Alberta (122 840), en Saskatchewan (111 245) et au Québec (71 415). On dénombre finalement peu d'autochtones dans le Grand Nord (env. 50 000) et dans les provinces Maritimes (env. 37 000). Par rapport à la population totale, c'est au Manitoba et en Saskatchewan qu'on dénombre le plus d'autochtones (env. 11 %). Dans le Grand Nord, les autochtones sont majoritaires au Nunavut (80 %) et aux Territoires du Nord-Ouest (61 %), mais ils ne comptent que 66 000 individus dans les trois territoires réunis (Yukon inclus).
En ce qui a trait aux langues parlées par les membres des Premières Nations, on relève une cinquantaine de langues dont le cri, l'inuktitut, l'ojibwé, le naskapi, le micmac, le mohawk, le montagnais (ou innu), le dakota, l'atikamek, le blackfoot, etc. Plusieurs des langues parlées par les peuples autochtones ne comptent que quelques dizaines de locuteurs, parfois encore moins (p. ex., le chinook, le comox, le kutenai, etc.). La plupart des langues amérindiennes appartiennent à cinq familles importantes: la famille eskimo-aléoute au nord, la famille iroquoienne au centre-est du Canada, la famille algonkine de l’est des Grands Lacs aux Maritimes et la famille na-déné au nord et à l’ouest du pays.
On compte aussi plusieurs petites familles de langues dans l'ouest : les familles salishenne, sioux, wakashane, pénutienne (tsimshiane), ainsi que les isolats linguistiques que sont le haïda, le kootenai et le tlingit.
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Rang des familles |
Famille |
Nombre des langues |
| 1 | Famille na-déné (athabascane) | 14 |
| 2 | Famille algonkienne | 11 |
| 3 | Famille salishane | 11 |
| 4 | Famille iroquoienne | 6 |
| 5 | Famille wakashane | 4 |
| 6 | Famille sioux | 3 |
| 7 | Famille pénutienne (tsimshiane) | 3 |
| 8 | Famille haïda (isolat) | 1 |
| 9 | Famille kootenaise (isolat) | 1 |
| 10 | Famille tlingit (isolat) | 1 |
| 11 | Famille eskimo-aléoute | 1 |
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TOTAL |
56 |
Par ailleurs, on doit relever le fait que les populations autochtones du Canada sont plus nombreuses que leurs locuteurs. Ainsi, selon le recensement de 1996 (voir le tableau 4), la majorité des autochtones du Canada, soit 67,8 %, ont déclaré que l'anglais était leur langue maternelle, alors que 5,8 % ont fait de même avec le français. Cela signifie que 73,6 % des habitants des Premières Nations ont été linguistiquement assimilés, massivement par l'anglais, puis un peu par le français (au Québec).
Parmi les langues maternelles autochtones, le cri est la langue la plus utilisée (9,6 %), suivie de l'inuktitut (3,4 %), de l'ojibwé (2,8 %) et du naskapi (1,1 %). Les données sur certaines langues maternelles, telles le mohawk (env. 3000), le montagnais (env. 8000), etc., n'apparaissent pas dans le tableau, car lors du recensement plusieurs réserves d'importance du Québec et de l'Ontario n'ont été dénombrées que partiellement.
5.2 Les allophones
Cela dit, ceux qu’on appelle les allophones représentent aujourd’hui 17,6 % de la population du Canada, soit un peu plus de cinq millions (voir le tableau 2). Trois provinces comptent proportionnellement plus d’allophones: l’Ontario (23,7 %), la Colombie-Britannique (24,3 %) et le Manitoba (19,9 %). Suivent les provinces de l’Alberta (16,0 %) et du Québec (10,0 %). Dans les autres provinces, la présence des allophones demeure encore faible. Les données démolinguistiques révèlent qu’au Québec les allophones (10,0 %) devancent maintenant les anglophones (8,0 %).
Source: Recensement de 1996 : langue maternelle, langue parlée à la maison et connaissance des langues. Statistique Canada, Le Quotidien, 2 décembre 1997. |
Le recensement fédéral a également permis de confirmer
que le chinois est demeuré au troisième rang (après l'anglais et le
français) des langues maternelles les plus répandues au Canada. Quelque 715
640 personnes (près de 872 400 en 2001) ont déclaré le chinois comme langue
maternelle.
L'italien se situait au second rang (mais en quatrième en 2001), et l'allemand au troisième (au cinquième en 2001), tandis que le polonais prenait la quatrième place. Ensuite, les langues immigrantes les plus parlées sont le pendjabi, l'ukrainien, l'arabe, le néerlandais, le tagalog, le grec et le vietnamien. Cependant, depuis 1996, les groupes linguistiques en provenance d'Asie et du Proche-Orient ont enregistré en 2001 des gains importants. Ces groupes linguistiques, qui incluent le chinois, le pendjabi, l'arabe, l'ourdou, le tagalog et le tamoul, comprennent maintenant des langues dravidiennes (Inde et Sri Lanka), le pashtou (Pakistan et Afghanistan), le twi(Ghana) et le konkani (Inde). Les plus récents immigrants arrivés au Canada se sont établis principalement dans trois provinces : l'Ontario, la Colombie-Britannique et le Québec. La proportion plus élevée de minorités visibles est en Colombie-Britannique. |
Des dix provinces canadiennes, le Québec, le Nouveau-Brunswick et l'Ontario sont celles où l'on compte le plus de Canadiens bilingues, c'est-à-dire sachant s'exprimer dans les deux langues officielles, selon l'auto-évaluation des répondants.
6.1 Le bilinguisme par province
En effet, le Québec demeure la province qui présente le plus haut taux de bilinguisme: 40,8 %. En comparaison, au Nouveau-Brunswick, seule province officiellement bilingue, 34,2 % des résidants se disaient bilingues. Dans les autres provinces, ce taux varie entre 3 % et 12 %. En Ontario, le taux s'élevait à 11,7 % en 2001.
| Taux de bilinguisme anglais-français | |||||
| Province/Territoire | 1971 | 1981 | 1991 | 1996 | 2001 |
| Colombie-Britannique | 4,6% | 5,7% | 6,4% | 6,7% | 7,0 % |
| Alberta | 5,0% | 6,4% | 6,6% | 6,7% | 6,9 % |
| Saskatchewan | 5,0% | 4,6% | 5,2% | 5,2% | 5,1 % |
| Manitoba | 8,2% | 7,9% | 9,2% | 9,4% | 9,3 % |
| Ontario | 9,3% | 10,8% | 11,4% | 11,6% | 11,7 % |
| Québec | 27,6% | 32,4% | 35,4% | 37,8% | 40,8 % |
| Nouveau-Brunswick | 21,5% | 26,5% | 29,5% | 32,6% | 34,2 % |
| Île-du-Prince-Édouard | 8,2% | 8,1% | 10,1% | 11,0% | 12,0 % |
| Nouvelle-Écosse | 6,7% | 7,4% | 8,6% | 9,3% | 10,1 % |
| Terre-Neuve | 1,8% | 2,3% | 3,3% | 3,9% | 3,7 % |
| Yukon | 6,6% | 7,9% | 9,3% | 10,5% | 10,1 % |
| Territoires du Nord-Ouest | 6,1% | 6,1% | 6,1% | 6,3% | 8,3 % |
| Nunavut | - | - | - | 4,1 % | 3,8 % |
| Canada | 13,5% | 15,3% | 16,3% | 17,0% | 17,7 % |
| Source: Statistique Canada, Le Quotidien, 2 décembre 1997 / Recensement 2001. | |||||
| Systèmes d'éducation de langue française | Systèmes d'éducation de langue anglaise |
|---|---|
| Quelque 591 615 élèves apprennent
l'anglais langue seconde au Québec et au Nouveau-Brunswick.
Les statistiques ne sont pas disponibles pour les autres provinces et territoires. |
Quelque 2 060 322 élèves
apprennent le français langue seconde, dont 328 451 en immersion
française.
Les statistiques ne sont pas disponibles pour les programmes réguliers d'enseignement du français langue seconde dans les écoles anglophones du Québec |
| Source : Données 2001-2002. Centre des statistiques sur l'éducation, Statistique Canada | |
Statistique Canada révèle que le taux de bilinguisme est plus élevé chez les francophones que chez les anglophones et les allophones. À l'échelon national, 43,4 % des francophones ont déclaré être bilingues, par comparaison à 11,8 % des allophones et 9,0 % des anglophones.
Taux de bilinguisme français-anglais selon le groupe linguistique, Canada, provinces, territoires et Canada moins Québec, 1991, 1996 et 2001
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Cependant, au Québec, c'est la minorité de langue
maternelle anglaise qui présente le plus fort taux de bilinguisme
En effet,
66,1 % des anglophones se sont déclarés bilingues en 2001
contre 50,4 %
des allophones
et 36,6 % des francophones
des proportions en hausse dans les
trois groupes
Au Nouveau-Brunswick
le taux de bilinguisme est de 71,5 % pour les francophones
15 % pour les anglophones
et 17,5 % pour les allophones
En Ontario
le taux de bilingyuisme est de 89,4 % pour les francophones
8,2 % pour les
anglophones
6,8 % pour les allophones
Dans toutes les autres provinces
les
francophones accusent les plus forts taux de bilinguisme:
91,6 % au Manitoba
90,1 % à l'Île-du-Prince-Édouard
89,6 % en Alberta
89,3 % au Yukon
89,0 % en
Colombie-Britannique
87,8 % en Saskatchewan
86,3 % au Nunavut
86,2 % dans les
Territoires du Nord-Ouest
85,8 % à Terre-Neuve.
En conclusion
on peut dire que
le Canada n’est pas un pays très homogène sur le plan linguistique puisque sa
population majoritaire ne parle anglais que dans une proportion inférieure à 60
%.
Cependant, le taux d’assimilation des francophones hors-Québec, des
allophones et des autochtones viendra, à long terme, vraisemblablement augmenter
la proportion des anglophones.
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Accueil: aménagement linguistique dans le monde |
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19
Juillet 1951
Pierre Labrecque Artist
Artiste
Künstler Pintor
Pittore
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